Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 10:27

AVIS IMPORTANT

 

L’A.B.N. au Musée de Ligny.

 

 musee_Ligny.jpg

 

 

Nous vous annoncions du nouveau depuis quelque temps sans pouvoir vous en dire plus car un immense projet était en gestation.

 

Depuis novembre 2009, le Syndicat d’Initiative de Ligny, propriétaire du Centre général Gérard à Ligny, souhaitait que l’Association Belge Napoléonienne lui vienne en aide afin de réorganiser et de développer le musée napoléonien dans l’optique de 2015.

 

Une collaboration de cette envergure ne se mettant pas en place en claquant dans les doigts, tous les aspects du projet ont été examinés avant de jeter les bases d’une collaboration saine et efficace.

 

Finalement, c’est le jeudi 8 avril dernier qu’une convention a été signée entre le S.I. de Ligny et l’A.B.N. liant ces deux A.S.B.L. dans une collaboration active destinée à créer un nouveau pôle historique à Ligny, dédié à la dernière victoire de l’Empereur le vendredi 16 juin 1815.

 

Le S.I., en tant que propriétaire des lieux, reste le principal patron. L’A.B.N. va lui apporter son savoir-faire et ses compétences en histoire pour créer un outil, à la fois pédagogique et scientifique, essentiellement axé sur la dernière victoire de l’Empereur. Le Président de l’A.B.N. devient le nouveau conservateur du musée, mandat qui pourra être revu à n’importe quel moment par les deux parties.

 

C’est un immense challenge que l’A.B.N. doit relever car tout est à faire, le musée ne présentant, à ce jour, quasiment rien sur la période des Cent-Jours.

 

Outre la réorganisation et le développement du musée, l’équipe A.B.N. va former des membres du S.I. de Ligny aux techniques muséologiques et à l’histoire napoléonienne. C’est donc en qualité de consultant et de conseiller historique qu’elle entre au musée de Ligny pour permettre à ses propriétaires d’enfin disposer d’un véritable mémorial de la bataille du 16 juin 1815.

 

Sept salles sont à recomposer entièrement. Cinq seront opérationnelles, à titre provisoire, durant la saison 2010. Une fermeture du musée sera envisagée à partir d’octobre prochain afin de pouvoir travailler efficacement sur l’ensemble des salles.

 

D’ores et déjà nous lançons un appel à tous ceux et celles qui souhaitent s’investir à nos côtés et aux côtés du S.I. de Ligny pour réaliser ce grand projet qui sera présenté dans le cadre des prochaines Journées napoléoniennes, les 5 et 6 juin prochains (actualité et programme à suivre via notre site www.abnapoleon.be )

 

Venez nous rendre visite nombreux durant ces deux journées et nous apporter votre vision du musée-type.

 

-  Comment voyez-vous un musée consacré à une bataille ?

 

-  Que souhaitez-vous y trouver ?

 

-  Quelle contribution pouvez-vous y apporter ?

 

-  Etes-vous prêts à mettre des pièces de vos collections en dépôt au Musée de Ligny ?

 

-  Etes-vous prêts à consacrer un peu de votre temps au Musée de Ligny ?

 

Ce sont là autant de questions pour lesquelles nous avons besoin de votre avis.

 

Le Centre Général Gérard va devenir une nouvelle base de travail de l’A.B.N., en annexe de son siège social. De nouvelles synergies vont voir le jour au fur et à mesure de l’avancement du projet que le S.I. et l’A.B.N. ambitionnent de mener à bien.

 

Les bases sont jetées. Tout reste à faire et plus nous serons nombreux à nous intéresser au Musée de Ligny, plus vite nous pourrons présenter au public un musée entièrement consacré à la dernière victoire de l’Empereur en Belgique, musée qui, à terme, sera doté d’un centre de documentation informatisé qui servira de point de départ pour des promenades au cours desquelles il sera possible de revivre sur le terrain les événements du vendredi 16 juin 1815.

 

« De l’audace, de l’audace, encore de l’audace ! »

 

Cette devise d’Alexandre le Grand, reprise par Danton ou encore par le général Patton, doit nous servir de guide pour les mois et, espérons-le, les années à venir.

 

Rien ne sera facile, nous en sommes parfaitement conscients, mais nous n’avons pas engagé l’A.B.N. à la légère, sans analyser chaque point.

 

Nous avons un travail à effectuer, nous devons le faire et le mener à bien, avec votre aide.

 

 

 

URGENT

 

Nous recherchons en prêt (temporaire ou permanent) ou en don :

 

- Un fusil Mod An IX et sa baïonnette (la provenance pouvant différente) même de qualité moyenne.

 

- Un sabre de cavalerie légère Mod. An XIII.

 

- Une latte de cuirassier français Mod. Premier Empire.

 

- Un pistolet de cavalerie An IX ou XIII.

 

- Tout ce qui touche au unités de dragons et de cuirassiers ainsi qu’à l’artillerie et la Garde Impériale.

 

- Tout ce qui touche à l’armement et l’équipement de base des soldats du Premier Empire.

 

- L’équivalant au niveau prussien, anglais et hollando-belge pour la bataille des Quatre-Bras.

 

 

Toutes les salles du musée sont sous alarme et un couple habite la partie du bâtiment jouxtant au musée. Toutes les pièces exposées sont assurées par S.I. de Ligny. Un inventaire est établi par l’A.B.N. et tenu régulièrement à jour.

 

 

Par avance merci pour votre écoute et votre aide.

 

Bien confraternellement.

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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 14:49

La femme du Directoire à l'Empire :

 

Au sortir de la Révolution Française, un vent de liberté souffle sur la société et les mœurs des Français.
Les Merveilleuses, figures emblématiques du Directoire, affichent leur mode de vie libre jusque dans leur costume.
La mode rompt alors radicalement avec les pratiques antérieures, libérant le corps de la femme tout en répondant à une nouvelle esthétique.
Viennent ensuite le Consulat et l'Empire, qui posent les bases d'un nouvel ordre social, réaffirmant la place de la femme au sein du foyer.
Après les tenues légères à l'Antique, Bonaparte demande à Joséphine de se couvrir, l'heure est maintenant à la décence.
Une fois encore, la mode reflète l'évolution de la société : le statut des femmes, l'hygiène et la beauté, le luxe et l'artisanat, la politique
et le commerce, quelques thèmes que l'étude du vêtement féminin permet d'aborder.
Illustré par des costumes reconstitués, des documents et accessoires d'époque, cet ouvrage trace le portrait de personnages aussi divers que
la bourgeoise, l'artiste, la prostituée, la Merveilleuse ou l'Impératrice.

L'auteur, Nathalie Harran, est historienne, créatrice de costumes historiques et collectionneuse. Artisan d'Art, elle a fondé « La Dame d'Atours », qui a pour but d'étudier, de conserver et de faire connaître les modes anciennes par le biais d'ouvrages et d'expositions.

Prix de vente : 20 € frais de port: 2€

Vous pouvez commander le livre à l'auteur en envoyant votre règlement (à l'ordre de Nathalie Harran) à l'adresse suivante:

 
Nathalie Harran, 18 Grande Rue 60590 La Lande en Son.

 

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 Livre-couv.jpg

 

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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 13:03

 

La pierre de Rosette



 Pierre_de_Rosette.jpg


La pierre de Rosette est le fragment d’une stèle de l’Ancien Egypte représentant le décret instituant un culte en l’honneur du pharaon Ptolémée V Epiphane en 196 AJC. Elle mesure 112,3cm de hauteur, 75 ,7 de largeur et 28,4 d’épaisseur et elle pèse 762 kg.

Elle fut découverte par un officier du Génie, Pierre François Xavier Bouchard, en Août 1799 lors de la réfection du fort Julien non loin de la ville de Rosette.

Le général Menou envoya cette pierre à Alexandrie pour qu’elle soit étudiée par les savants de l’expédition d’Egypte. Ce fut une des plus grande découverte pour la science, car ce fut le point de départ de la compréhension de hiéroglyphes et par là même de l’égyptologie. Il faudra encore attendre 23 ans pour que Champollion trouve la clé en 1822.

La stèle comprenait 3 versions du même texte, une en hiéroglyphe, une en démotique et l’autre en grec, qui fut rapidement traduite. Les savants en réalisèrent plusieurs copies, Joseph Marcel, appliqua sa méthode de l'autographie, Nicolas Conté utilisa la stèle comme une sorte de cuivre gravé et Adrien Raffeneau-Delille réalisa un moulage à base de soufre.

A la suite de la défaite des français, la pierre, ainsi que d’autres trésors qu’ils avaient découverts, passèrent aux mains des anglais selon les termes du Traité d’Alexandrie en 1801, elle se trouve actuellement au British museum. Il est à noter que Champollion ne vit jamais la pierre, il travailla sur des copies.

Plusieurs savants s’appliquèrent à trouver la clé des hiéroglyphes, le français Silvestre de Sacy, le suédois Johan David Akerblad et l’anglais Thomas Young, mais aucun n’y parvint. Jean-François Champollion, linguiste de génie, qui parlait plusieurs langues anciennes (latin, le grec, l’hébreu, l’arabe, le syriaque, l’araméen et le copte) parvint en 1822 à trouver la solution.

L’Ancienne Egypte allait enfin pouvoir revivre et nous transmettre à nouveau toutes ses connaissances et ses mystères. L’égyptomanie qui s’est développée à cette époque reste toujours bien vivace et ancrée de nos jours.

 

Traduction :

 

An 9, du mois de Xandikos, jour 4, ce qui correspond en égyptien au 2e mois de la saison de l'hiver (Peret), jour 18, de Pharaon, l'enfant qui est apparu comme Pharaon à la place de son père, maître des uræus, dont la force est grande, qui a affermit l'Égypte et qui a fait qu'elle fût parfaite, dont le cœur est bénéfique envers les dieux, qui terrasse son ennemi, qui fait que la vie des hommes soit bonne, maître des années de jubilé comme Ptah-Tenen Pharaon comme Rê, Pharaon des régions supérieures et des régions inférieures, le fils des Dieux-qui-aiment-leur-père, celui qui a choisit Ptah, celui à qui Rê a donné la victoire, l'image vivante d'Amon, le fils de Rê, Ptolémée vivant éternellement, aimé de Ptah, le Dieu apparaissant dont la bonté est éclatante, fils de Ptolémée et d'Arsinoé, les Dieux-qui-aiment-leur-père ;

  • Aétos fils d'Aétos est le prêtre d'Alexandre, des Dieux-sauveurs, des Dieux frères, des Dieux-efficients, des Dieux-qui-aiment-leur-père et du Pharaon Ptolémée, le Dieux apparaissant dont la bonté est éclatante ;
  • Pyrrha fille de Philinos est la prêtresse "porteuse-du-prix-de-la-victoire" de Bérénice l'efficiente ;
  • Aréia fille de Diogénès est la prêtresse "porteuse-de-la-corbeille-d'or" d'Arsinoé, celle-qui-aime-son-frère ;
  • Eirène fille de Ptolémée est la prêtresse d'Arsinoé, celle-qui-aime-son-père.

En ce jour, les chefs des prêtres, les serviteurs-du-dieu, les prêtres qui ont accès à ce qui est pur pour procéder à l'habillage des Dieux, les scribes du livre sacré et les scribes de la maison-de-vie ainsi que les autres prêtres venus depuis les temples d'Égypte jusqu'à Memphis pour la fête de l'accession à la fonction suprême du Pharaon Ptolémée à la suite de son père, qu’i vive éternellement, bien aimé de Ptah, se rassemblèrent dans le temple de Memphis et ordonnèrent :

"Attendu que le Pharaon Ptolémée, qu’il vive éternellement, fils du Pharaon Ptolémée et de la Pharaonne Arsinoé, les Dieux-qui-aiment-leur-père, accomplit de nombreux bienfaits pour les temples Égypte et pour tous ceux qui sont sous son autorité de Pharaon : il est, en effet, un dieu fils de dieu et déesse, à l'égal d'Horus fils d'Isis et d'Osiris, protégeant son père Osiris, quelqu'un qui a déjà donné force argent et beaucoup de grains aux temples Égypte ainsi que toutes sortes de bonnes choses pour faire qu'advînt la paix en Égypte et que fussent bien fondé les temples, quelqu'un qui a aussi déjà donné des récompenses à l'armée entière qui est sous sa haute autorité ; et pour les taxes et impôts qui avaient cours en Égypte, il les a diminués ou supprimés pour faire que l'armée et tous les autres hommes fussent heureux en son temps de Pharaon. Les nombreux arriérés dus à Pharaon, qui pesaient sur les gens Égypte et sur tous ceux qui sont sous son autorité de Pharaon, il les annulé. Les gens qui étaient emprisonnés et ceux contre qui il y avait une vieille accusation, il les relaxa ; Il ordonna que les revenus fonciers des Dieux, les sommes d'argent et les quantités de grain que l'on doit verser comme taxe aux temples chaque année et les parts qui reviennent aux Dieux pour les vignes, les arbres fruitiers et les autres choses qui leur avait été attribué par son père fussent confirmés. Il ordonna également que les prêtres n'acquittassent plus la taxe de prêtrise d'un montant supérieur à ce qui avait été décidé en l'an 1 par devant son père ; Il exempta les gens qui sont en fonction dans les temples du voyage par bateau vers Alexandrie qu'ils devaient faire chaque année ; Il ordonna de n'enrôler personne de force comme marin ; Il renonça à la taxe des Dieux tiers sur le lin royal que les temples devaient livrer à la maison de Pharaon ; Il ramena à une juste mesure toutes choses qui avaient changé depuis longtemps ; Il prit toutes dispositions pour qu'on fît ce qu'il est fondé de faire pour les Dieux de manière appropriée et, de la même manière, pour qu'on appliquât la loi aux gens conformément à ce que fait Thot le deux fois grand ; Il ordonna encore qu'on permit aux rebelles et aux autres personnes entraînées dur le mauvais chemin, celui de la révolte, de rentrer chez eux et de retrouver leurs biens ; il prit toutes dispositions pour envoyer l'infanterie, la cavalerie et les navires contre ceux qui viendraient par le littoral et la mer pour attaquer l'Égypte. Il fit de grandes dépenses d'argent et de grains contre ses ennemis pour être certain que les temples et la population qui se trouve en Egypte soient en sécurité.
Puis il gagna le fort de Chekan qui avait été fortifié par les rebelles avec toutes sortes d'ouvrages et qui contenait de nombreuses armes et toutes sortes d'équipements. Il encercla le ce fort au moyen d'un mur entouré d'un remblai,  à cause des rebelles qui étaient à l'intérieur, lesquels avaient causé de grands dommages à l'Égypte, ayant délaissé le chemin du commandement de Pharaon et celui du commandement des Dieux. Il fit obturer les canaux qui amenaient l'eau à ce fort ; les Pharaons précédents n'avaient pu faire pareil et beaucoup d’argent fut dépensé à cet effet. Il posta l'infanterie et la cavalerie à l'entrée des canaux en question pour les garder et pour les protéger, car les flots de l'inondation avaient été fort en l'an 8, ces canaux conduisent l'eau vers de nombreux terrains et sont très profonds. Pharaon prit le fort de manière violente en peu de temps;  il s'empara des rebelles qui étaient à l'intérieur et les fit abattre conformément à ce qu'on fait Rê et Horus fils d'Isis à ceux qui s'étaient révoltés contre eux dans les mêmes lieux auparavant.
Les Chefs rebelles qui avaient rassemblé une armée pour semer le désordre dans les nomes (provinces), qui avaient fait du tort aux temples, qui avaient abandonné les chemins de Pharaon et de son père, les dieux permirent que Pharaon s'emparât d'eux à Memphis lors de la fête de l'accession à la fonction suprême obtenue de la main de son père ; il les tua par le bâton ; il renonça aux arriérés dus au roi par les temples jusqu'à l'an 9,  qui élevaient à un total énorme d'argent et du grain, également le prix des lins royaux qui sont en possession des temples et qui sont destinés à la maison de Pharaon ainsi que le lin restant propriété de ceux qui les tissent jusqu'à aujourd'hui ; Il arrêta encore une décision à propos de la mesure de blé, l'artable, par surface-aroure qu'il percevait sur le domaine du temple et, aussi, à propos de la quantité de vin par surface-aroure de vignobles appartenant aux domaines des temples : il y renonça ;

Il accomplit de nombreux bienfaits pour Apis, Mnévis et les autres animaux sacrés qui sont honorés en Égypte en plus de ce qui avait été fait par ses prédécesseurs pour eux, il a été dévoué à leurs affaires de tout temps, il donna tout ce dont on avait besoin pour leur enterrement, grandement et merveilleusement, et fournissant ce qui avait été dédicacé dabs leur temples quand des fêtés étaient célébrées et brûla des offrandes faites avant eux et le reste des choses  qu’il est approprié de faire; les honneurs qui sont dus à leurs temples et les autres honneurs qui ont lieu en Égypte, il les a établies dans leur forme conformément à la loi.
Il donna beaucoup d’or, d’argent, de grains et beaucoup d’autres biens au sanctuaire du taureau Apis; il l'avait orné de nouveau travaux très fin.
Il fit de nouveaux temples, sanctuaires et autels nouveaux pour les Dieux ; il fit que les autres fussent bien en place, car dans son cœur il est un dieu bénéfique pour les Dieux et il s'enquit des cérémonies se déroulant dans les temples pour les faire renouveler en son temps de Roi de la manière qui convient et les Dieux lui donnèrent en échange de cela force, victoire, vaillance, prospérité, santé et tous autres faveurs, sa royauté fut établie avec bonheur sous lui et ses descendants pour toujours. Cela pénétra le cœur des prêtres de tous les temples d’Égypte, comme tous les honneurs qui ont dû au Roi Ptolémée vivant éternellement, le Dieu-apparaissant dont la bonté est éclatante, dans les temples, et ceux qui sont dus aux dieux qui-aiment-leur-père, qui lui ont donné vie, et celles qui sont dues aux dieux bienfaisants, qui ont donné vie à ceux qui ont donné vie, et celles qui sont dues aux dieux frères et sœurs, qui ont donné vie à ceux qui les ont créés et ceux qui sont dus aux dieux sauveurs, les ancêtres de ses ancêtres, de les augmenter, et que la statue devrait être mis en place par le Roi Ptolémée, vivant pour toujours, le Dieu-apparaissant dont la bonté est éclatante  - et on pourra l’appeler « Ptolémée qui a protégé le pays éclatant » ce qui signifie Ptolémée qui a préservé l’ Égypte; ensemble avec une statue du dieu local en train de lui donner le cimeterre de victoire dans chaque temple, dans la partie publique du temple, selon le style Égyptien, et les prêtres serviront les statues de chaque temple trois fois par jour, ils déposeront le nécessaire devant elles et ils feront également pour elles tout ce qui est normal de faire, en accord avec ce qui sera fait  pour les Dieux lors des jours de fête,  de procession et des jours dits sacrés, et il devra être fait un culte à l’image du Roi Ptolémée, le Dieu apparaissant dont la bonté est éclatante, fils de Ptolémée et de le Reine Arsinoé, les Dieux-qui-aiment-leur-père, ensemble dans le sanctuaire de chaque temple, et on le placera dans le sanctuaire avec les autres naos d'or ; et quand les grandes fêtes arriveront, durant lesquelles on expose les Dieux en procession, on exposera le naos du Dieu-apparaissant avec eux, pour que l'on connaisse ainsi ce naos, maintenant et pour le reste du temps à venir. Dix diadèmes royaux  d'or devront être ajoutés avec chacune un uræus, conformément à ce qu'il est accoutumé de faire pour les diadèmes d'or,  au front du naos, à la place habituelle des uræus au front des autres naos ; et la Double Couronne devra se trouver milieu des diadèmes, car c'est avec elle que Pharaon a été couronné dans le temple de Memphis, tandis qu'on faisait pour lui ce qu'il est en règle de faire lors de l'accession à la fonction suprême; et cela devra être placé sur la partie supérieure du carré qui est à l'extérieur des diadèmes, et en face du diadème d'or décrite ci-dessus, un plant de papyrus et plant de carex, et un Uraeus devra être placé dans une corbeille avec un carex sous  le coin droit du front du naos d'or, et un uræus avec une corbeille, elle-même posée sur un papyrus, à gauche, ce qui signifie Pharaon illuminant la Haute et Basse Égypte ; considérant que le dernier jour du quatrième mois de la saison d'été est celui durant lequel a eu lieu la naissance de Pharaon, qui avait déjà été établi comme une  fête et procession dans les Temples ; de la même manière, le dix-septième jour du deuxième mois de la saison de l'inondation est celui durant lequel on a fait pour lui les cérémonies d'accession à la fonction suprême, c'est à dire le commencement des bienfaits pour chacun : les dates de naissance du roi, qu’il vive éternellement, et d'accession à la fonction suprême de Pharaon, le jour dix-sept et le dernier jour du mois, furent déclarés fêtes chaque mois dans tous les temples Égypte ; et il devra y avoir des holocaustes, libations et toutes autres actions qu'il est en règle de faire lors des autres fêtes pour ces deux nouvelles fêtes ; ces offrandes seront ensuite partagées entre les hommes qui servent le temple, et une fête et procession devront avoir lieu dans les temples et dans toute l'Égypte pour le Pharaon Ptolémée, vivant éternellement, le Dieu-apparaissant dont la bonté est éclatante, chaque année, le premier mois de la saison de inondation, le premier jour, durant cinq jours, des guirlandes seront portées, des holocauste et des libations seront exécutées, et toutes les choses  qu’il est convenable de faire ; et les prêtres, qui sont dans chaque temple Égypte seront appelés  « les prêtres du Dieu-apparaissant  dont la bonté est éclatante », en plus de leurs autres titres de prêtres ; et ils devront l’écrire sur chaque documents, et ils devront écrire le sacerdoce du Dieu-apparaissant dont la bonté est éclatante sur leurs anneaux et ils devront l’y graver ; et Il sera possible à toutes les personnes privées qui le désireront, de reproduire à l’identique le naos du Dieu-apparaissant  dont la bonté est éclatante , comme il est décrit ci-dessus, et de le prendre dans leur maison, et maintenir les fêtes et les processions comme décrits ci-dessus, tout les ans, ainsi, il sera connu de tous que les habitants de l’Egypte rendent honneur Dieu-apparaissant  dont la bonté est éclatante en accord avec ce qui doit normalement être fait ; et ce décret devra être écrit sur une stèle de pierre dure, en écriture sacrée, en écriture normale et en écriture grecque, et elle devra être mise en place dans les temples de premier ordre, les temples de deuxième ordre et les temples de troisième ordre, à proximité de la statue de roi, vivant éternellement.

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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 10:04

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 11:13


ERCKMANN-CHATRIAN


 

Erckmann-Chatrian.jpg
 

                Emile ERCKMANN est né le 20 mai 1822 à Phalsbourg où ses parents tenaient un commerce réunissant sous la même enseigne une librairie, un atelier de reliure et une épicerie.


                Son père Philippe, ancien volontaire des Armées de la Révolution, était issu d’une famille d’instituteurs calvinistes de Lixheim, village de Moselle, entre Phalsbourg et Sarrebourg. Sa mère, Juliana WEISSE, était la fille du maire de la Petite Pierre.


                Emile ERCKMANN fit de bonnes études secondaires au collège de Phalsbourg, tenu à l’époque par des ecclésiastiques, aujourd’hui le lycée ERCKMANN-CHATRIAN.


                Bien que se sentant déjà une vocation d’écrivain, il s’inclina devant la volonté de son père, qui voulait en faire un juriste, et il partit faire ses études à Paris. Mais bientôt, atteint d’une fièvre typhoïde particulièrement virulente, sa santé fut durement ébranlée ; il revient à Phalsbourg pour se soigner. C’est donc dans sa chère ville natale et grâce à son ancien collège et à Monsieur PERROT, son directeur, qu’il devait faire la connaissance de CHATRIAN.

 

*

 

                Gratien[1] CHATRIAN était né en 1826 à Grand Soldat (Soldatenthal), un minuscule hameau dépendant d’Abreschviller, aujourd’hui dans le département de la Moselle et avant 1871, comme Phalsbourg, dans le département de la Meurthe. ERCKMANN et CHATRIAN sont donc nés lorrains et non pas Alsaciens, comme beaucoup ont tendance à le croire.

 
               La famille CHATRIAN était issue de verriers d’origine piémontaise et avait subi de sévères revers de fortune, en dépit de la rigueur et de l’énergie de la mère de Gratien, une petite femme sèche et brune d’origine auvergnate. Le jeune Gratien n’acceptait pas cette déchéance sociale imméritée. Outre ses fonctions de pion au collège de Phalsbourg, il menait de front ses études classiques, espérant un jour obtenir son baccalauréat et s’essayait à des compositions de caractère littéraire car il se sentait, comme Emile ERCKMANN, une vocation d’écrivain. C’est Monsieur PERROT qui eut l’idée de les faire se rencontrer.

                « J’ai vu ce qui manquait à l’un et à l’autre. Je leur ai conseillé de s’associer. C’est ce qu’ils firent ... »

 

*

                CHATRIAN offrait à ERCKMANN, qui se sentait alors très seul et très diminué par sa maladie, la présence d’un ami, jeune, comphréensif, enthousiaste et intelligent, capable de le soutenir et de l’encourager dans ses moments de lassitude et de doute. ERCKMANN trouvait ainsi auprès de lui l’auditeur fidèle avec lequel il pourrait communiquer, discuter ses projets, ses esquisses, ses textes mais surtout, et peut-être était-ce l’essentiel, celui qui l’aiderait à sortir de l’isolement où il s’enfermait


                Prudent cependant, ERCKMANN tint à faire la connaissance de la famille CHATRIAN. Au cours des vacances (1847), il passa plusieurs jours à Grand Soldat, chez son nouvel ami, profitant de ce séjour pour faire avec lui de longues promenades en forêt dans les massifs du Donon et de Dabo. A son retour à Phalsbourg, la décision d’ERCKMANN était prise : il était résolu à se lancer dans la carrière littéraire et à s’associer avec CHATRIAN.
A la rentrée scolaire, il retourna quand même à Paris pour y terminer son droit et Gratien reprit ses fonctions de maître d’études au collège de Phalsbourg. ERCKMANN connaîtra ainsi la révolution de 1848 à Paris sans y avoir directement participé, elle lui permit cependant d’approfondir ses sentiments républicains hérités de son patriote de père.

 

*

                A son retour à Phalsbourg où il retrouve avec joie son ami, ses premiers essais littéraires ont peu de succès : une pièce dramatique intitulée « L’Alsace en 1814 » fut jouée une seule fois devant une belle assistance à Strasbourg car elle fut interdite dès le lendemain « Trop rouge ! ... ». La même année (1850), un conte dramatique « Le Mariage de granit », relevant par trop du fantastique, n’attira pas les lecteurs. Or, à cet instant précis, CHATRIAN est disponible. Le bon Monsieur PERROT a décidé de se passer de ses services, trouvant ses idées politiques excessives. Il part s’installer à Paris, où l’envoie ERCKMANN, avec mission de s’introduire dans les milieux littéraires de la capitale, de sonder les journaux, les revues et les maisons d’édition. Les débuts de binôme « ERCKMANN-CHATRIAN » ne sont pas brillants. Beaucoup de portes restent closes. Enfin, ils réussissent à faire recevoir « Hugues le Loup » au journal « Le Constitutionnel ».


                ERCKMANN, inventif et laborieux, compose alors « L’illustre docteur Mathieu », « Maître Daniel » et il ouvre la série des « Contes fantastiques », des « Contes de la montagne » (1860), des « Contes des bords du Rhin » (1862). Il écrit aussi le premier ouvrage de la série des romans nationaux « L’Invasion ou le fou Yégov » (1862.


                Les deux amis, maintenant bien lancés, sous la signature ERCKMANN-CHATRIAN, se complètent admirablement. ERCKMANN est l’élément créateur, l’élément moteur. Il conçoit et il écrit. CHATRIAN relit, discute, propose des modifications, des remaniements, des adjonctions, des coupures. Mais surtout, il se bat pour faire imprimer et publier leurs oeuvres. De la même façon, ils présentent « Madame Thérèse » (1863), « Le Conscrit de 1813 » (1864), « Waterloo » (1865). Ces romans, dits nationaux, eurent une immense diffusion et un succès populaire inespéré. « Le Conscrit de 1813 » fera l’objet de 25 réimpressions de 1864 à 1885. Ils furent traduits en anglais, en allemand, en espagnol, en italien, en néerlandais. On affirma que le président des Etats-Unis, Théodore ROOSEVELT, était capable de réciter, par coeur, des pages entières du conscrit.


                Ce succès suscita pourtant la méfiance de l’Empire libéral car les deux hommes ne cachaient pas leurs sentiments républicains, notamment dans « L’Histoire d’un homme du peuple » (1865), « L’Histoire d’un paysan » (1868-1870), « L’Histoire de la Révolution française racontée par un paysan », « Le Blocus ». LAMARTINE compta alors parmi leurs admirateurs les plus enthousiastes.


                Puis survint la guerre de 1870, la défaite de l’Empire, la perte de l’Alsace-Lorraine, ERCKMANN tentera, sans succès, de créer un maquis de francs-tireurs dans les Vosges. Pourtant les oeuvres se succèdent : « Les deux Frères », « L’Histoire du plébiscite », « L’Histoire d’un sous-maître ». D’un voyage en Egypte, ERCKMANN rapportera l’admirable « Souvenirs d’un chef de chantier de l’isthme de Suez ». Dans « Le Brigadier Frédéric », c’est le drame de l’Alsace-Lorraine annexée qui est traité.

 
               La sympathie, qu’à travers leurs romans, ils manifestent toujours aux humbles leur valut la suspicion des « aristocrates » de l’esprit. « Ces deux cocos-là, notait FLAUBERT, ont l’âme bien plébéienne ». A l’inverse, COURTELINE écrivait : « ERCKMANN est un romancier de premier ordre, une de nos gloires ; et c’est tout de même agaçant de le voit tenu en marge de la Littérature (avec un grand L) sous le prétexte qu’il est un auteur populaire. Nous vivons dans un drôle de temps où ce qu’on appelle l’élite se méfie du succès ».

 
               Pire encore, on les accusa d’avoir été, pour une bonne part, dans « l’avènement de cette salope de IIIe République » (Léon BLOY). Paul BOURGET leur reprochait leur compassion pour les soldats, leur pitié pour le petit peuple, qu’il prétendait voir se transformer en haine pour les chefs et les dirigeants. BARRES décidait que l’oeuvre des deux Lorrains, composée de récits recueillis sur place, inspirés et pour ainsi dire dictés par la population des Vosges, avait une portée bien autrement profonde que celle que croyaient lui donner ses auteurs eux-mêmes.

 
               Certes, les romans populaires peuvent paraître, par instants, un peu naïfs mais combien ils sont riches en tableaux saisissants. L’Histoire (avec un grand H) est présente à toutes les pages : la Révolution, ou plutôt les révolutions, le 1er et le 2e Empire, les invasions, l’annexion de l’Alsace-Lorraine ... ERCKMANN avait précieusement gardé dans sa mémoire les souvenirs de sa prime jeunesse lorsque, tout enfant, il écoutait religieusement son père et ses amis, anciens soldats de la Révolution et de l’Empire, raconter leurs campagnes, entre deux chopes de bière.


                Dans ce contexte surprenant de vérité, les personnages, attachants et bons, à l’image de leur créateur, épris de liberté et de paix, évoluent dans leur cadre familier. Toute l’oeuvre d’ERCKMANN-CHATRIAN, sur le plan du cadre géographique, peut, en effet, à de rares exceptions, se situer entre la rivière Zinsel au nord et la vallée de la Zorn, au sud de Phalsbourg. Le brigadier Frédéric, l’illustre docteur Matheus, la jeune Suzel de « L’Ami Fritz » vécurent dans la vallée de la Zinsel . C’est à la mairie de Phalsbourg que le conscrit Joseph Bertha tira son mauvais numéro et c’est à Grand Soldat que les Cosaques de l’invasion apparurent en 1814 aux Lorrains terrorisés

 

*

 

                Alors que CHATRIAN réside toujours en région parisienne, au Raincy, s’est marié et à des enfants, ERCKMANN vit toujours seul, presque en reclus. Il s’est installé à Saint-Dié, tout près de la nouvelle frontière et de son cher Phalsbourg. Mais, malade de nostalgie, il y retournera bientôt et y sera toléré par les Allemands. CHATRIAN, qui était doué pour la scène, se consacrait désormais, plus particulièrement, à la partie théâtrale de l’oeuvre commune. Du conte de « L’Ami Fritz » (1864), il fera une pièce habilement troussée qui sera jouée au Théâtre Français. Son immense succès fera énormément pour la réputation d’ERCKMANN-CHATRIAN. Aujourd’hui, encore ceux qui n’ont ni vu, ni lu « L’Ami Fritz » connaissent cette oeuvre. Grisé par le succès, Alexandre CHATRIAN produit dans la foulée « La Taverne des Trabans » qui sera jouée à l’Opéra Comique. « Les Rantzau »(1882), « Le Fou Chopine », « Madame Thérèse » (tiré du roman), « Souvaroff » et enfin « Myrtille ». Cette dernière pièce, auquel il consacra beaucoup d’efforts et à laquelle ERCKMANN n’avait guère eu part, fut un échec très douloureusement ressenti par son auteur. CHATRIAN décidé brutalement de renoncer au théâtre. C’est de ce malheureux incident que devait naître la brouille qui allait rompre une amitié de près de 40 ans.

 

*

                Depuis toujours, CHATRIAN était le trésorier de l’association dont il encaissait les revenus et qu’il répartissait par moitié entre ERCKMANN et lui. Jamais Emile ne lui demandait des comptes. Abusant de cette confiance, Alexandre avait eu recours à des collaborateurs qu’il rémunérait en prélevant leurs honoraires sur la part revenant à son ami. Ces prélèvements avaient été particulièrement importants, semble-t-il, pour le montage de « Myrtille ». Quand, enfin, pris de court, il dut présenter ses documents comptables et confesser sa faute, il est très probable que l’affaire aurait pu se régler à l’amiable, entre les deux amis. Mais les intrigants s’en mêlèrent, la presse s’empara du scandale ; il y eut procès, qu’ERCKMANN gagna.


                CHATRIAN fut pourtant acquitté comme irresponsable. En effet, depuis sa retraite, il était rapidement tombé dans un état physique et cérébral lamentable. Peu après le procès, le 3 septembre 1890, il mourut de paralysie générale. Il fut mis en bière, enroulé dans un drapeau tricolore, avec un peu de terre d’Alsace et inhumé au cimetière du Raincy. ERCKMANN n’assista pas aux obsèques qui furent purement civiles, CHATRIAN étant Franc-maçon.

 

*

 

                Resté seul en vie, ERCKMANN, installé à Lunéville depuis octobre 1889, d’abord au 111 de la rue d’Alsace puis au 10 de la rue de l’Est, aujourd’hui le 14, rue Erckmann, voulut montrer qu’il était parfaitement capable d’écrire sans la collaboration de CHATRIAN.

Il publia encore « Alsaciens et Vosgiens d’autrefois » et des « Fables alsaciennes et vosgiennes », écrites en vers. Mais la vieillesse approchait. Malade du diabète, sa vue avait beaucoup baissé.


                En 1897, les Lunévillois, très fiers de sa présence parmi eux, lui ménagèrent de grands honneurs et, au théâtre municipal, lui firent un véritable triomphe avec harmonie municipale, autorités et personnalités lunévilloises, commandant d’Armes et en présence de nombreux Alsaciens-Lorrains.


                En mars 1899, une mauvaise grippe le plongea dans un coma diabétique dont il ne se releva pas. Emile ERCKMANN rendit le dernier soupir à son domicile lunévillois au matin du 14 mars 1899. Il fut inhumé au cimetière de Lunéville où sa tombe est marquée d’un énorme bloc de grès rose de Phalsbourg. Une plaque de marbre noir, rappelant son souvenir, a été placée sur la façade du 10 de la rue Erckmann. Trois ans plus tard, le 14 décembre, le général ANDRE, ministre de la Guerre, inaugura aux Bosquets, près du bassin central, le monuments élevé à la gloire du grand écrivain, dû au ciseau du sculpteur BUSSIERE. Le buste d’ERCKMANN s’élève au sommet d’une stèle élancée au pied de laquelle une jeune fille du pays de Phalsbourg, là où le mot Alsace-Lorraine a tout son sens, dépose quelques fleurs en hommage au vieux Maître
[2]. Ce cher pays qu’il aimait tant, il l’évoquait encore peu de temps avant sa disparition : « Je n’ai jamais aimé que nos montagnes, nos vieux sapins, nos rochers, nos rivières, nos moulins, nos scieries. Mes racines plongent dans ce sol riche, plantureux, souriant, à l’ombre des Vosges. Quand on a le bonheur de naître entre le Haut Barr, le Nideck et Geierstein, on ne devrait jamais songer aux voyages.

 

Par le Colonel Jean A.FRECAUT


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Bibliographie :

  • 1849 : Malédiction et Vin rouge et vin blanc (feuilleton)
  • 1850 : L’Alsace en 1814, drame ; Science et génie, conte fantastique
  • 1852 : Schinderhannes ou les Brigands des Vosges
  • 1856 : Le Bourgmestre en bouteille (par Erckmann) ; L’Illustre Docteur Mathéus
  • 1857 : Contes fantastiques : Le Requiem du corbeau, Rembrandt et L’Œil invisible
  • 1858 : Gretchen et La Pie
  • 1859 : Les Lunettes de Hans Schnaps ; Le Rêve du cousin Elof ; La Montre du doyen ; Hans Storkus ; Les Trois âmes ; Hugues-le-loup (feuilleton)
  • 1860 : Contes de la montagne ; Contes fantastiques et La Montre du doyen
  • 1861 : Maître Daniel Rock ; Le Fou Yégof
  • 1862 : L'Invasion ou le Fou Yégof ; Les Contes du bord du Rhin ; Confidences d’un joueur de clarinette
  • 1863 : Madame Thérèse (feuilleton) ; La Taverne du jambon de Mayence, Confidences d’un joueur de clarinette et Les Amoureux de Catherine
  • 1864 : Histoire d'un conscrit de 1813 ; L'Ami Fritz
  • 1865 : Waterloo (suite du Conscrit de 1813) ; Histoire d’un homme du peuple
  • 1866 : La Maison forestière ; La Guerre ; Le Blocus
  • 1867 : Contes et romans populaires ; Le Juif polonais (drame) ; Histoire d’un paysan (feuilleton)
  • 1871 : Histoire du plébiscite ; Lettre d’un électeur à son député (pamphlet contre les réactionnaires) ; Les Deux Frères ;
  • 1871 : Histoire d'un sous-maître
  • 1873 : Une campagne en Kabylie
  • 1874 : Les Années de collège de Maître Nablot ; Le Brigadier Frédéric, histoire d’un Français chassé par les Allemands
  • 1875 : Maître Gaspard Fix, histoire d’un conservateur ; L’Education d’un féodal
  • 1876 : L’Intérêt des paysans, lettre d’un cultivateur aux paysans de France ; Contes et romans alsaciens ; Souvenirs d’un ancien chef de chantier à l’isthme de Suez ; Les Amoureux de Catherine et L’Ami Fritz (pièces adaptées par Chatrian)
  • 1877 : Contes vosgiens
  • 1880 : Alsace ou les fiancés d’Alsace (drame adapté par Chatrian de l’Histoire du plébiscite) ; Le Grand-père Lebigre ; Les Vieux de la vieille ; Quelques mots sur l’esprit humain, résumé de la philosophie d’Erckmann
  • 1881 : Le Banni, (feuilleton, suite du Brigadier Frédéric) ; La Taverne des Trabans (pièce tirée de La Taverne du jambon de Mayence)
  • 1882 : Les Rantzau (pièce tirée des Deux Frères) ; Madame Thérèse (pièce) ; Le Banni
  • 1883 : Le Fou Chopine (pièce tirée de Gretchen)
  • 1884 : Les Ranzau (comédie) ; Époques mémorables de l’Histoire de France.– Avant 89. –
  • 1885 : Myrtille (pièce) ; L’Art et les grands idéalistes (essai philosophique, dernière publication signée Erckmann-Chatrian)
  • 1891 : Kaleb et Khora
  • 1892 : La Campagne du Grand-père Jacques
  • 1895 : Alsaciens et Vosgiens d’autrefois ; Fables alsaciennes et vosgiennes (dernière publication signée Erckmann seul)

 

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[1] CHATRIAN, par admiration pour Alexandre DUMAS, échangea son prénom de Gratien contre celui d’Alexandre, qui lui est resté.

[2] Il est tristement dommage que des vandales aient causé d’irréparables dommages à cette touchante représentation.

Par Association Belge Napoléonienne - Publié dans : Histoire - Communauté : AssociationBelgeNapoléonienne
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