Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 11:52

Avant 1900, il n’y avait aucun monument français sur le site du champ de bataille de Waterloo.
Victor Hugo ne disait-il pas dans son roman Les Misérables : « Il n’y a point de tombeau. Pour la France, toute la plaine est un sépulcre. ».


C’est en 1900, que l’historien Henry Houssaye, Mr Gustave Larrounet, secrétaire perpétuel de l’académie des Beaux-arts, et le comte de Mauroy achetèrent un terrain (sis sur le côté gauche de la chaussée menant de Genappe à Mont-Saint-Jean,  à 200 mètres de la belle-alliance), et en firent don à la Sabretache pour qu’il y fut érigé un monument honorifique pour les soldats français tombé en 1815.


La création du monument fut confiée au peintre-sculpteur Jean-Léon Gérôme (Né à Vesoul le 11 mai 1824 et décédé à Paris le 10 janvier 1904).


 Jean-Léon Gérôme

Un premier projet constituant en un bronze doré d'une hauteur de 20 cm représentant une Aigle blessée à mort crispant ses griffes sur la hampe d'un drapeau brisé, offert par Gérôme en 1896 à M. Paul Duchaine, premier président entré dans les conseils du Touring Club de Belgique, emporta tous les suffrages.

Pour le Salon de Paris de 1902, l'artiste reprit la même œuvre dans la pierre, le succès qu'elle obtint encouragea les comités à aller de l'avant.



Copie qui appartenait à Mr Fernand de Beaucourt et qui a été vendue chez Drouot en avril 2009. Mr Fernand de Beaucourt était le président des Amis du château de Pont de Brique (Boulogne sur Mer).


Ils décidèrent de confier la mise en valeur de l' "Aigle blessée", coulée en un bronze de 700 kilos, à M. Henri-Paul Nénot (1853-1934). Cette sculpture fut posée sur un bloc de granit de Soignies.




L’inauguration du monument eut lieu le 28 juin 1904. On pouvait compter au nombre des participants, bien évidement tout le comité de la Sabretache, Mr Edouard Detaille, président, Mr Henry Houssaye, vice-président, qui émurent
l’importante assemblée avec leurs discours enflammés. Etaient présent pour la Belgique, le major Eugène Cruyplants, président du Comité Belge et M. le lieutenant-général Bruylant, commandant l'Ecole Militaire de Belgique qui représentait  S. M. le Roi et bien entendu, M. Gérard, ministre de France.








Cette cérémonie fut agrémentée par la musique du 9ème de Ligne, ainsi que par les chants de la chorale « La Lyre brabançonne » qui entonna un hymne  à la gloire des soldats tombés pendant la campagne de Belgique. Le nombreux public, qu’on estima à près de 100 000 personnes défila devant le monument sur «  la marche du 112ème de ligne ».


Petite anecdote, le projet de l’aigle blessé en bronze doré de 80 cm, fut acquis par la société Belge d’Etude Napoléoniennes (SBEN) en 1963.


Pour le 90ème anniversaire de l’inauguration du monument, l’Association Belge Napoléonienne organisa une cérémonie de commémoration.  Nous avions invité le Président de la Sabretache Mr Bernard Sevestre et Mr le Baron Gourgaud, président du Souvenir Napoléonien et de la Fondation Napoléon. Mr Patrick Maes, Président de l’ABN, honora les combattants de 1815 par un discours et un rappel des événements de la campagne de 1815. Le monument fut fleuri par les différentes associations.


L'aigle en 1994

 
Mrs Maes, président de l'ABN, Baron Gourgaud, président du Souvenir Napoléonien et de la Fondation Napoléon et Mr Sevestre, président de la Sabretache


Le monument est fleuri par les trois présidents

Le monument fut entretenu quelques années par l'Association Belge Napoléonienne.



L'équipe ABN au travail.

Nous avons effectué ce travail pendant quelques années, ensuite nous n'avons plus pu nous en occuper,la ville de Plancenoit nous ayant retirer les clés qui nous permettaient d'accéder au monument. Il n'a donc plus été entretenu, ou si peu...

Maintenant, si vous passez devant l'Aigler Blessé, vous pourrez constater qu'il ressemble de plus en plus à une friche faute d'entretien. C'est dommage.

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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 09:15

Mr Charles Brassine, membre d’honneur et président fondateur de l’Association Belge Napoléonienne,  s’est rendu à Deutsch-Wagram le 4 juillet dernier, ou  avait lieu la commémoration de la bataille de Wagram (5 et 6 juillet 1809).

Mr Brassine fut reçu par  Monsieur Friedrich Quirgst, maire de la ville.


Le monument commémoratif de la bataille fut fleuri au nom de l’A.B.N.



Pour la petite histoire, un aïeul de Mr Brassine : Jacques Joseph Brassine, qui fut hussard au 9ème régiment participa à cette bataille en 1809.

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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 11:49
Allez visiter le Blog de "Napoléon et le Piémont".
Ce Blog est spécialisé sur le thème de Napoléon en Italie: première et deuxième campagne d'Italie, Directoire, Consulat, Empire.
C' est un espace web convivial et interactif pour tous ceux qui se passionnent pour l'histoire vivante. Très agréable et abondamment illusté, il vaut le détour.


http://www.cherasco1796.blogspot.com/


Vous pouvez les contacter à l'adresse suivante:

cherasco96@gmail.com
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 12:20

Relation de la translation des cendres de Napoléon par un roumain, Jean Codru Dragusanu, témoin oculaire :

« J’assistais le 15 décembre passé à une autre festivité nationale française à Paris. Il vous est connu que Napoléon-Le-Grand avait été interné dans l’ile de Sainte-Hélène, sous garde anglaise, et qu’il y mourut en 1821. Le roi Louis-Philippe conclut avec les Anglais une espèce d’alliance, d’ « entente cordiale » et, en conséquence, il obtint l(extradition des restes de Napoléon pour être disposés, d’après le désir de ce  grand homme, sur les bords de la Seine, au milieu du peuple de Paris. Un fils du roi, le prince de Joinville, fut chargé de porter ces précieuses reliques sur la frégate « La belle poule » jusqu’au rivage de la France ; elles furent ensuite transportées sur une petite embarcation et menées en amont de la Seine, jusqu’à Neuilly, près de Paris.

« Le sarcophage fut chargé ensuite sur un gigantesque char funèbre attelé de seize chevaux couverts de draperies de velours noir brodé d’argent et, dirigé en grande pompe militaire, aux sons de la musique – les vieilles voitures impériales, un cheval couvert des franges employées par le défunt lui-même, venant ensuite, et le roi, le prince, les dignitaires de l’Etat suivant, parmi les régiments de l’armée et des milliers de spectateurs, vers le Dôme des Invalides, destiné à recevoir les cendres qui furent déposées sur un catafalque.

« Ce qui me surpris le plus, ce furent les pleurs et l’enthousiasme di bas peuple, qui, pendant toute la journée de cette cérémonie funèbre, pressé jusqu’à l’écrasement, sur le parcours d’une ville entière, ne cessait pas de crier : Vive l’Empereur – et il était mort, lui, depuis bien vingt ans ! 

« Le corps, embaumé et absolument intact en ce qui concerne la figure, fut exposé ensuite pendant huit jours, sous un couvercle de cristal dans l’église pour que tout le monde puisse le voir.

« La France entière et la moitié de la population de l’Angleterre accoururent comme en pèlerinage. Toute la journée, du matin au soir, le quartier était assiégé de curieux et à l’intervalle de cinq minutes cent personnes étaient admises à enter dans l’église.

« Enfin ces jours passèrent et la plupart revinrent chez soi sans avoir pu le voir, car le sarcophage avait été scellé et descendu dans une chapelle souterraine.

« Il arriva même alors quelque chose de comique, mais en même  temps de touchant. Un groupe d’une trentaine de paysans était venu de loin pour voir l’Empereur et on le leur avait défendu, car ils étaient en blouse et il n’était pas permis d’entrer dans un pareil costume. Ayant entendu cette défense, nos gens laissèrent leurs blouses et voulurent enter tout de même. Il aurait fallu voir leurs haillons, jusqu’alors invisible, que ces pauvres paysans portaient comme vêtements !.

« Holà, dit le gardien, non seulement la blouse n’est pas admise pour les visiteurs, mais il faut un habit, et pas des haillons. Vous ne pouvez pas entrer !

« Et un d’entre eux, se donnant du courage de dire : « Mais monsieur, quand je payons l’impôt, pourquoi que le percepteur du roi ne renvoi-t-il pas les gens en guenilles ? Je voulons – Sacré Dieu – voir l’Empereur ! »

« Cela leur fut utile. Un d’entre eux avait un vêtement un peu plus décent et il se terminait même par quelque chose qui ressemblait à la queue d’un habit noir ; il fut admis donc en cette qualité et reçu dans l’église. Il vit ce qu’il désirait voir et sortit les yeux humides, puis avec une générosité vraiment française, il prêta à ses camarades sa guenille pour qu’ils pussent, à leur tour, voir aussi les précieuses reliques impériales. Ils s’en retournèrent à leur misère, consolés, mais non sans serrer les poings et grincer des dents contre un régime qui n’a cure du pauvre et lui demande ensuite de se mettre en habit. »

 


Le transfert des cendres de Napoléon à bord de La Belle Poule, le 15 octobre 1840





Le prince de Joinville



Le cerceuil de Napoléon



L'arrivée de la Dorade à Courbevoie le 14 décembre 1840



Le char funèbre de Napoléon descend les Champs-Élysées



L'église des Invalides

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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 17:36

L’ABN, c’est trente années de recherches et de travail au service de l’Empire, au service de l’histoire.

Ce travail vous le retrouvez via notre site Internet :

http://www.abnapoleon.be/

Mais l’ABN, c’est aussi trente ans de souvenirs, d’amitiés, de joie, de découvertes, de surprises, de rencontres, de voyages, d’expositions,…

C’est ce que nous allons vous faire découvrir sur ce Blog. Au fil des publications, nous vous invitons à vous remémorez, si vous êtes membres de longue date, ou à découvrir, si vous nous avez rejoint récemment ou que vous ne connaissez pas encore l’ABN, ces divers moments.

J’aimerais commencer par une rencontre exceptionnelle, celle de Monsieur Raoul Brunon.

Qui ne connaît pas Monsieur Brunon, conservateur du musée de l’Empéri de Salon-de-Provence, malheureusement décédé en 1998. Pour tous les amateurs du 1er Empire, c’était l’autorité incontournable. Mais, malgré sa notoriété, il avait su resté simple et accessible.

Nous l’avions invité avec son épouse en Avril 1991 pour un périple de trois jours en Belgique à l’occasion de l’inauguration de notre exposition « La légende napoléonienne de 1821 à nos jours »,  dans la salle des Arcades du Cinquantenaire.  Nous leur avons également proposé  une visite du musée  de l’armée au Cinquantenaire et une visite du musée du Caillou à Genappe.


Exposition « La légende napoléonienne de 1821 à nos jours » :

A droite, Mr Raoul Brunon. A gauche, notre président Mr Patrick Maes




Vernissage de l'exposition aux Arcades du Cinquantenaire


 

Visite du Musée du Caillou à Genappe :





En 1993, alors que Patrick Maes et moi-même, étions en vacances en famille dans le sud de la France, nous l’avions contacté pour lui présenter nos salutations. Nous avons été invités à diner chez lui. Nous avons  également bénéficié de la visite guidée par le maître du musée de l’Empéri et cerise sur le gâteau après la fermeture. C’est un de ces moments privilégiés que nous n’oublierons jamais.


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