Avant 1900, il n’y avait aucun monument français sur le site du champ de
bataille de Waterloo.
Victor Hugo ne disait-il pas dans son roman Les Misérables : « Il n’y a point de tombeau. Pour la France, toute la plaine est un sépulcre. ».
C’est en 1900, que l’historien Henry Houssaye, Mr Gustave Larrounet, secrétaire perpétuel de l’académie des Beaux-arts, et le comte de Mauroy achetèrent un terrain (sis sur le côté gauche de la
chaussée menant de Genappe à Mont-Saint-Jean, à 200 mètres de la belle-alliance), et en firent don à la Sabretache pour qu’il y fut érigé un monument honorifique pour les soldats français
tombé en 1815.
La création du monument fut confiée au peintre-sculpteur Jean-Léon Gérôme (Né à Vesoul le 11 mai 1824 et décédé à Paris le 10 janvier 1904).
Jean-Léon Gérôme
Un premier projet constituant en un bronze doré d'une hauteur de 20 cm représentant une Aigle blessée à mort crispant ses griffes sur la hampe d'un drapeau brisé, offert par Gérôme en 1896 à M.
Paul Duchaine, premier président entré dans les conseils du Touring Club de Belgique, emporta tous les suffrages.
Pour le Salon de Paris de 1902, l'artiste reprit la même œuvre dans la pierre, le succès qu'elle obtint encouragea les comités à aller de l'avant.
Copie qui appartenait à Mr Fernand de Beaucourt et qui a été vendue chez Drouot en avril 2009. Mr Fernand de Beaucourt était le président des Amis du château de Pont de Brique (Boulogne sur
Mer).
Ils décidèrent de confier la mise en valeur de l' "Aigle blessée", coulée en un bronze de 700 kilos, à M. Henri-Paul Nénot (1853-1934). Cette sculpture fut posée sur un bloc de granit de
Soignies.
L’inauguration du monument eut lieu le 28 juin 1904. On pouvait compter au nombre des participants, bien évidement tout le comité de la Sabretache, Mr Edouard Detaille, président, Mr Henry
Houssaye, vice-président, qui émurent
l’importante assemblée avec leurs discours enflammés. Etaient présent pour la Belgique, le major Eugène Cruyplants, président du Comité Belge et M. le lieutenant-général Bruylant, commandant
l'Ecole Militaire de Belgique qui représentait S. M. le Roi et bien entendu, M. Gérard, ministre de France.
Cette cérémonie fut agrémentée par la musique du 9ème de Ligne, ainsi que par les chants de la chorale « La Lyre brabançonne » qui entonna un hymne à la gloire des
soldats tombés pendant la campagne de Belgique. Le nombreux public, qu’on estima à près de 100 000 personnes défila devant le monument sur « la marche du 112ème de
ligne ».
Petite anecdote, le projet de l’aigle blessé en bronze doré de 80 cm, fut acquis par la société Belge d’Etude Napoléoniennes (SBEN) en 1963.
Pour le 90ème anniversaire de l’inauguration du monument, l’Association Belge Napoléonienne organisa une cérémonie de commémoration. Nous avions invité le Président de la
Sabretache Mr Bernard Sevestre et Mr le Baron Gourgaud, président du Souvenir Napoléonien et de la Fondation Napoléon. Mr Patrick Maes, Président de l’ABN, honora les combattants de 1815 par un
discours et un rappel des événements de la campagne de 1815. Le monument fut fleuri par les différentes associations.
L'aigle en 1994
Mrs Maes, président de l'ABN, Baron Gourgaud, président du Souvenir Napoléonien et de la Fondation Napoléon et Mr Sevestre, président de la Sabretache
Le monument est fleuri par les trois présidents
Le monument fut entretenu quelques années par l'Association Belge Napoléonienne.
L'équipe ABN au travail.
Nous avons effectué ce travail pendant quelques années, ensuite nous n'avons plus pu nous en occuper,la ville de Plancenoit nous ayant retirer les clés qui nous permettaient d'accéder au
monument. Il n'a donc plus été entretenu, ou si peu...
Maintenant, si vous passez devant l'Aigler Blessé, vous pourrez constater qu'il ressemble de plus en plus à une friche faute d'entretien. C'est dommage.
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